Publié le 8 octobre 2026
Pourquoi une grille de lecture ?
Parce que deux devis peuvent afficher un prix proche et différer sur ce qui n’est pas écrit. Deux devis au même montant peuvent couvrir un nombre très différent de tâches, laisser le code chez le prestataire ou chez vous, et prévoir une maintenance ou pas. La grille ci-dessous sert à rendre ces écarts visibles. Elle ne dit pas quel prestataire choisir.
Passez-y aussi le nôtre. Le montant d’un devis Agenterie est ferme et donné avant de commencer, mais c’est à vous de vérifier ce qu’il couvre.
La grille
Quelles sont les six lignes à vérifier ?
Le périmètre, la propriété, le coût par usage, la réversibilité, le plafond de responsabilité et la maintenance. Chaque ligne tient en une question à poser, une réponse à exiger par écrit et une formulation qui doit vous faire refuser.
- 01
Le périmètre
À demander : Qu’est-ce qui est livré, tâche par tâche, et qu’est-ce qui ne l’est pas ?
Un bon devis nomme les tâches automatisées, les systèmes à ouvrir (messagerie, CRM, logiciel de caisse) et ce qui reste à la charge de votre équipe. Sur notre grille, le nombre de systèmes à ouvrir est la première variable d’un prix : il doit apparaître.
Refusez « mise en place de l’automatisation de vos process » sans liste de tâches, et toute formule du type « et toute évolution nécessaire ». Une demande hors périmètre doit passer par un avenant chiffré, pas par une discussion.
- 02
La propriété du code et des accès
À demander : À qui appartiennent les workflows, les consignes données aux modèles et la configuration à la fin du contrat, et sur quel compte tournent-ils ?
Le prestataire peut légitimement garder ses méthodes et ses outils internes. Ce qui a été construit spécifiquement pour vous devrait vous revenir, ou au moins vous être concédé pour toute la durée où vous l’utilisez. Demandez aussi sur quel compte tournent les automatisations : si c’est celui du prestataire, vous risquez de n’avoir rien en main.
Refusez « l’ensemble des développements reste la propriété exclusive du prestataire » quand aucun droit d’usage durable n’est écrit à côté.
- 03
Le coût par usage
À demander : Combien coûte une unité de travail (une relance, un devis mis en forme, un appel pris) et où est-ce que je le vois chaque mois ?
Un agent qui tourne consomme : appels à des modèles, stockage, exécution. Demandez si ces coûts sont inclus ou refacturés, et sous quelle forme. Un compte rendu mensuel qui donne le nombre d’unités et le coût de chacune vous permet d’arrêter une tâche sans arrêter les autres. Notre page tarifs détaille le principe, à titre de comparaison.
Refusez le forfait « illimité » sans compte rendu, et tout forfait mensuel qu’on ne peut pas rapprocher du travail réellement fait.
- 04
La réversibilité
À demander : Si je change de prestataire, qu’est-ce que je reçois, sous quel délai, et à quel prix ?
Le minimum raisonnable : la documentation de fonctionnement, les paramètres de configuration et les accès nécessaires pour que quelqu’un d’autre reprenne la main. La réponse doit figurer au devis ou dans les conditions générales qu’il cite. Pour voir où ce type de clause se range dans un contrat, vous pouvez lire la section réversibilité de nos propres conditions de vente. Elles sont en version de travail : le délai de la demande de réversibilité et le tarif de l’assistance y restent à compléter, donc lisez-les comme un exemple de structure, pas comme une référence finalisée.
Refusez le silence, et refusez « assistance à la reprise facturée au tarif en vigueur » quand aucun tarif n’est donné.
- 05
Le plafond de responsabilité
À demander : Jusqu’à quel montant répondez-vous d’une erreur de l’agent, et quelles actions n’a-t-il pas le droit de faire seul ?
Les deux moitiés de la question vont ensemble. Un plafond se juge par rapport à ce que l’agent peut déclencher : un message à un client, un paiement, un engagement. D’où la deuxième moitié : la liste écrite des actions qui restent sous validation humaine, par exemple un paiement, un engagement contractuel ou une décision qui touche une personne. Demandez aussi l’attestation d’assurance de responsabilité civile professionnelle du prestataire.
Refusez « le prestataire n’est responsable d’aucune erreur de l’automatisation », et tout plafond sans commune mesure avec les actions que l’agent peut lancer seul.
- 06
La maintenance
À demander : Qui corrige quand ça casse, sous quel délai, et la maintenance est-elle au forfait ou au temps passé ?
Une automatisation peut s’arrêter pour des raisons banales : un champ de formulaire renommé, un service tiers qui change sa réponse. Distinguez bien la mise en route, payée une fois, et le suivi mensuel : ce sont deux lignes différentes. Sur notre grille publique, par exemple, la mise en route est annoncée à partir de 3 500 € par département et la supervision à partir de 690 € par mois. Demandez aussi la condition de sortie : à quel moment, compteur en main, pouvez-vous arrêter sans pénalité ?
Refusez une maintenance « en régie » sans plafond ni fréquence : le prestataire peut y gagner quand la panne dure.
Mode d’emploi
Comment comparer deux devis avec cette grille ?
Écrivez les six questions en colonnes et remplissez une ligne par devis, avec la phrase exacte du devis, ou « absent ». Chaque case « absent » est une question à renvoyer au prestataire.
Si vous n’avez pas encore chiffré ce que le travail manuel vous coûte, commencez par là : sans ce chiffre, il est difficile de juger un devis trop cher ou trop bas. Le protocole d’une semaine est décrit dans l’article mesurer le temps perdu sans mouchard. Pour savoir où se situent les crans de notre offre, la page workflows agents décrit un déploiement en lecture seule d’abord, et l’audit d’intégration IA en est la porte d’entrée.
Questions fréquentes
Les questions qu’on nous pose sur les devis.
Un devis court peut-il être un bon devis ?
Oui, si les six réponses y figurent. La longueur ne garantit rien : un devis court qui répond à la grille peut valoir mieux qu’un long qui ne dit pas qui possède le code.
Faut-il faire relire le devis par un juriste ?
Pour la propriété, la réversibilité et le plafond de responsabilité, une relecture est utile. Les six questions servent justement à savoir quoi lui faire relire en priorité.
Quel prix est normal pour une automatisation ?
Nous ne donnons pas de repère général, parce qu’il serait faux : le prix dépend surtout du nombre de systèmes à ouvrir et de leur degré d’ouverture. Comparez deux devis sur le même périmètre, et chiffrez d’abord ce que le travail manuel vous coûte. Notre page tarifs détaille ce qui fait varier un devis.
Que faire si le prestataire refuse de répondre par écrit ?
Faites confirmer par écrit ce qui vous a été dit, par un courriel ou un avenant au devis : c’est une bonne preuve en cas de désaccord. Si une des six réponses ne peut pas être écrite, c’est une information sur la suite de la relation.
Pour le détail de ce qui fait varier un prix, voir la page tarifs ; pour la section sur la réversibilité, les conditions générales de vente.
Un devis sur la table ? Parlons-en.
Le premier échange est gratuit. Il sert à savoir si le sujet existe chez vous, et s’il n’existe pas, nous vous le disons par écrit.
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